MISSION ET ORIENTATION


Le Centre d’étude sur les Ressources minérales a été mis en place en 1983, prenant ainsi le relais du Centre de recherche du moyen-nord (CRMN) initialement fondé en 1972. Le CERM a été mis sur pied afin de développer la recherche pour le secteur des ressources minérales dans les régions ressources. Depuis sa création, l'expertise du Centre s'est consolidée autour de deux volets de recherche: l'exploration minérale et le développement des ressources minérales.
Le CERM coordonne et intègre, entièrement ou en collaboration, plusieurs activités gravitant autour du secteur des ressources minérales de la région du Saguenay Lac Saint-Jean et de ses régions limitrophes ainsi que sur la scène internationale. Il encadre les activités du Fonds minier du Saguenay - Lac-Saint-Jean et du CONSOREM, le Consortium de recherche en exploration minérale.
La recherche au CERM s’articule autour de 3 axes de recherche complémentaires :
  • 1) L’exploration minérale et les processus métallogéniques (formation des gisements),
  • 2) La formation et l’évolution de la croûte continentale,
  • 3) Les eaux souterraines et l’hydrogéomécanique.


1) L’exploration minérale et les processus métallogéniques


Cet axe de recherche est l’un des premiers axes à avoir été développé au CERM avec l’équipe du défunt professeur Érich Dimroth, particulièrement dans la région de Chibougamau. Depuis, plusieurs équipes de recherche en métallogénie se sont progressivement structurées, si bien qu’aujourd’hui le CERM compte des spécialistes dans tous les domaines de la métallogénie couvrant le spectre des minéralisations magmatiques et hydrothermales. Les mécanismes de transport des éléments métalliques, la nature des fluides ou des magmas transporteurs et leur concentration pour former des dépôts sont des sujets d’étude importants. Le CERM possède d’ailleurs les équipements et les laboratoires permettant de mener à bien toutes sortes d’études ayant trait aux processus métallogéniques. Les liens très étroits entre l’industrie et le CERM en font un intervenant important dans la recherche liée à l’exploration minérale.


2) La formation et l’évolution de la croûte continentale


Ce créneau de recherche est également l’une des forces du CERM avec plusieurs professeurs travaillant à modéliser divers processus de formation de la croûte et de sa transformation lors des processus orogéniques. La croûte précambrienne représente l’un des thèmes les plus approfondis avec des études en volcanologie physique, en sédimentologie, en géochimie et géochronologie, en analyse structurale et en pétrologie. La croûte profonde est également un sujet d’étude important particulièrement dans la région Saguenay - Lac-Saint-Jean où les roches aujourd’hui exposées en surface faisaient parties autrefois de la racine de grandes chaînes de montagnes semblables aux Himalaya.


3) Les eaux souterraines et l’hydrogéomécanique


Les activités du CERM touchent également un autre volet important pour la région, soit les eaux souterraines. L’eau souterraine est une ressource minérale dont le potentiel d’utilisation devient de plus en plus important; la société a le devoir d’en assurer sa protection et son utilisation rationnelle. Ainsi le gouvernement du Québec a reconnu récemment l’importance de cette ressource stratégique pour l’avenir en confiant aux universités le mandat de tracer le portrait des eaux souterraines au Québec. Incidemment, le Saguenay - Lac-Saint-Jean constitue une région unique pour l’étude des eaux souterraines pour plusieurs raisons: 1) une physiographie spécifique avec des bassins versants qui correspondent à son découpage administratif, superposant ainsi les deux réalités, naturelle et administrative; 2) du cadre naturel quasi insulaire de la région, enclavée dans la forêt boréale; et 3) de son statut, reconnu par l’UNESCO depuis 1991, de région laboratoire du développement durable (RLDD). Le CERM a débuté plusieurs études hydrogéologiques en collaboration avec divers partenaires gouvernementaux, industriels et municipaux de la région, en vue de documenter et cartographier l’état des connaissances sur les aquifères sur le territoire municipalisé, comme amorce du mandat provincial.